Rencontres Ethnologie et Cinéma

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Les XXe RENCONTRES

AUTOUR DU FILM ETHNOGRAPHIQUE

 

Du 14 au 20 novembre 2016

 

 


 

 

 

Cette XXe édition s'articule autour de propositions cinématographiques de tous genres déplaçant nos habitudes de spectateurs et notre rapport, parfois trop figé, au monde. Ainsi les expériences filmiques proposées nous amènent à parcourir presque un siècle entier. Des années 20, avec Grass, jusqu’à nos jours, en embrassant une planète entière : de l’Afrique de Jean Rouch, au Nord de Sharunas Bartas et des Inuit, de l’Inde de Boatman à l’Alaska de Herzog. Un fil rouge relie tous ces trajets dans le temps et dans l’espace : une approche originaire, une envie, propre aussi bien au cinéma qu’à l’ethnologie, de réfléchir sur le réel et ses altérités, au-delà d'un monde uniquement humain. En suivant des trajectoires animales, les grandes migrations contemporaines, les traces de la mémoire coloniale etc., les films du festival vont essayer de déplacer et d’aiguiser notre regard et notre écoute, à la découverte de réalités éloignées de nos perceptions et de nos histoires.

La programmation des films, s'appuie sur les différentes trajectoires de déplacement que nous pouvons décliner de la façon suivante :

 

1.      Premiers regards, premiers déplacements une série de films d’étude ou de premiers essais marqués par une tendance à l’errance ethnographique. Des films qui deviendront, par la suite, le point de départ de nombreux autres déplacements durant les carrières cinématographiques de réalisateurs tels Rosi et Bartas.

2.      Transhumances : (re)garder des bêtes : à presqu’un siècle de distance ; la caméra se meut en suivant le déplacement (trans-) épique du bétail. Un rapport aux animaux, au territoire et au cycle saisonnier, d’une étrangeté charmante et archaïque qui témoigne d’une humanité lointaine par rapport à notre humanité modernisée et sédentaire.

3.      Regards nomades deux portraits (d’une beauté quelque peu tragique) de sociétés qui se déplacent dans de grands espaces désertiques. Des formes de vie menacées par une disparition fatale.

4.    Les contre-archives coloniales : La colonisation  a surtout signifié un déplacement de la domination et une exportation de notre culture et de nos images. Ces œuvres essayent de déjouer les représentations majoritaires et de redonner une voix et une image aux invisibles de l’expérience coloniale, par un contre-mouvement perceptif.

5.      Ce qui résiste au regard : deux formes de documentaire explicitement politiques qui essayent de proposer un agencement filmique de l’invisible ou du non-dit que l’Histoire et les pouvoirs voudraient soustraire à notre regard.

6.      Face à l’animal : réflexions à propos de notre relation aux animaux à partir de la représentation cinématographique. Quand notre regard suit les animaux, un trouble de notre perception ordinaire se crée et déclenche des trajectoires anormales, voire visionnaires.

 

 

Contact : ethno.cine (at) gmail.com

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