Rencontres Ethnologie et Cinéma

Syndicate content

Keyword “Les Blancs et les Sauvages : contact et acculturation”

Quand deux cultures se rencontrent, il est bien souvent délicat d'éviter préjugés, blocages et maladresses réciproques. Cette difficulté du rapport à l'autre aura conduit nos aînés à construire les catégories de Blanc et de Sauvage, avec toutes les définitions qui en découlent. Ni fondées, ni exclusives, ces catégories explosent avec le temps et, du premier contact au dernier (celui où l'on ne distingue plus l'un de l'autre), les peuples changent et se transforment, recomposant leur identité en intégrant dans leur mémoire, leur histoire, les événements de la rencontre.

Rencontres Ethnologie et Cinéma30 mars - 4 avril 2004

VIIIe Rencontres autour du film ethnographique

La ville, l'Amérique du Sud, l'Asie Centrale, le Caucase, les Îles italiennes, autant d'incursions géographiques : Blick filme un quartier qui se transforme en Europôle, Marisol Soto débarque au Brésil, Agnès Varda interroge les commerçants de sa rue, Grégory Lidin passe deux ans dans une oasis de Mongolie, Sergueï Paradjanov met en récit filmographique des légendes caucasiennes, Vittorio de Seta profite des pellicules du gouvernement pour fixer les gestes de ses contemporains insulaires.

Cette approche quasi-géographique n'a pas vocation à introduire de comparaisons entre les situations, territoires ou époques présentés dans les films. Au contraire, on pourra chercher à lire ces documents cinématographiques sous un autre angle : les relations qu'entretiennent les réalisateurs à la culture qu'ils filment, selon qu'ils en sont issus ou étrangers. Seront alors décorticables, à l'envie, les rapports à l'intime, au familier, à l'héritage, au rejet, à la fascination...

(Photographie :  Les Carnets de Mongolie :Journal de voyage photographique http://gregory.lidin.free.fr/ )