Rencontres Ethnologie et Cinéma

XIIIe Rencontres Ethnologie et Cinéma

Rencontres Ethnologie et Cinéma5-17 Octobre 2009

XIIIe Rencontres Ethnologie et Cinéma

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Pour sa XIIIe édition, l’équipe d’Ethnologie et Cinéma déplace la date de ses Rencontres à l’automne. Changement de saison pour un nouveau rendez-vous offrant encore et toujours un large éventail de genres cinématographiques. À travers quatre thèmes distincts et plus de trente films, sont explorés des imaginaires qui témoignent de la diversité culturelle dans un contexte de mondialisation. Et comme chaque année, les projections font l’objet de discussions entre le public et les intervenants.

Thématiques

Ethnopsychiatrie

Si la folie est universelle, son expression varie selon les cultures. En effet, les interdits, les injonctions ou le refoulement des pulsions qui peuvent produire des désordres psychologiques, ont des modalités différentes dans chaque population. On est donc fou à la manière d’une société et d’une époque. La situation est plus complexe en cas d’émigration : dans ce nouveau pays, est-on normal ou ne l’est-on pas ? Et en cas de trouble, vers quel «guérisseur» se tourner ? Les films montrent comment chaque culture construit son système d’interprétation et de traitement du mal, du malheur et de la maladie.

La pensée sauvage

Cette programmation fait référence au concept élaboré par Claude Lévi-Strauss qui a inspiré de nombreux cinéastes occidentaux séduits par les cultures dites primitives. Certains ont voulu décrire des sociétés avant qu’elles ne disparaissent, d’autres ont initié des indigènes au maniement de la caméra, l’auto-ethnographie. Les catégories «d’homme sauvage» et «d’homme civilisé» se renvoient en fait dos à dos et reflètent leur appartenance à une humanité commune.

Mémoire ouvrière

Mutations du monde ouvrier et transmission de cette mémoire. La classe ouvrière incarne les valeurs de lutte et de fraternité et permet de s’interroger sur le sens que l’on donne au travail.

Musiques : d’un territoire à l’autre

Le départ d’un territoire pour un autre, quelles qu’en soient les raisons, inspire souvent un sentiment de perte qui s’exprime et se manifeste différemment selon les individus. La musique permet de libérer certaines de ces émotions et participe souvent à construire une nouvelle identité collective. Elle offre également d’autres perspectives de création et de dialogue interculturel.

Musiques pour les morts

La musique occupe une place centrale lors des grandes cérémonies qui rythment l’existence : naissance, mariage, décès, etc. Ainsi de nombreuses cultures accompagnent leurs rituels funéraires de chants, de lamentations et de musiques instrumentales. Hommage et expression de la peine partagée des vivants à l’égard de celui qui n’est plus, la musique fait également «danser» ancêtres et vivants.

Films

Gadjo Dilo

À la mort de son père, Stéphane part en Roumanie à la recherche d’une chanteuse dont il ne connaît que le nom, Nora Luca, inscrit sur une cassette que son père ne cessait d’écouter. Sa quête le mène dans un village tzigane, où il découvre une culture, une nouvelle famille et l’amour.

102' | France | format : 35 mm | direction : Tony Gatlif

Traces de lutte

Juste avant les événements de 1968, de jeunes cinéastes, des techniciens du cinéma et des ouvriers forment à Sochaux et à Besançon les groupes Medvedkine en hommage au «cinéaste russe du bonheur». Sous ce nom, ils produisent une série de films d’un genre nouveau sur la condition ouvrière.

60' | France | format : 16 mm et DV Cam projeté en DVD, N&B et coul. | direction : Jérémy Forni

Classe de lutte

Un film réalisé par les ouvriers du groupe Medvedkine suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie à Besançon. La jeune déléguée, Suzanne, réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

40' | France | format : 16mm N&B | direction : Groupe Medvedkine

La Danse, le ballet de l’Opéra de Paris

Poursuivant une démarche initiée en 1967, F. Wiseman explore avec sa caméra une nouvelle institution, l’Opéra de Paris. Ateliers de couture, répétitions des danseurs ou réunions de l’administration, le film montre le travail de tous ceux qui participent à la création des spectacles du ballet de l’Opéra.

159' | France | format : 35 mm | direction : Frederick Wiseman

Musiques de la ville ordinaire

Par une série de portraits, ce film invite à découvrir l’univers musical des populations migrantes accueillies depuis un siècle et demi dans le quartier de la Guillotière à Lyon.

52' | France | format : vidéo projetée en Béta SP | direction : Yaël Epstein et Grégory Mouret

Trésors de Scopitones arabes, kabyles et berbères

Les Scopitones sont des jukeboxes de vidéoclips placés dans les cafés autour de 1960. Les tubes pop et disco de Cloclo, Dick Rivers, Richard Anthony, etc. n’avaient alors aucun succès dans les bars fréquentés par les travailleurs immigrés. Jusqu’à ce que des Scopitones soient composés spécialement à leur intention…

52' | France | format : vidéo et 16mm projeté en Beta SP | direction : Anaïs Prosaïc et Michèle Collery

Fanfaron, fanfaron

En Roumanie, les fanfares paysannes ont presque le même âge que le cinéma. Mais leur vogue est passée. Pourtant... dans certains hameaux de Moldavie on entend des fanfarons jouer tard, les soirs d’été. Leur musique balkanique, mélange de tradition roumaine, de fanfare militaire autrichienne coupée de rythmes orientaux, rappelle que nous sommes à la frontière entre l’Asie et l’Europe.

52' | France / Roumanie | format : DVcam projeté en DVD | direction : Gheorghita Corneliu

Violent Days

En France, à Paris et au Havre, des rockabilly continuent de rêver à un pays qui n’existe pas: l’Amérique.

104' | France | format : 35 mm N&B | direction : Lucile Chaufour

Tsapiky 1, au revoir grand-père nous ne te verrons plus

Musique de référence de la région de Tuléar (Madagascar) et symbole de modernité, le Tsapiky joue aussi un rôle central dans les pratiques rituelles. Lors d’une cérémonie funéraire très festive dans un village, des musiciens professionnels jouent pour les vivants et les ancêtres plusieurs jours et nuits sans interruption.

25' | France | format : DV projeté en DVD | direction : Julien Mallet

Plan séquence d’une mort criée

Dans le quartier tsigane d’un village de Transylvanie, une vieille femme est morte. Lors des deux nuits précédant l’enterrement, famille, amis et voisins se succèdent à son chevet pour accompagner son départ en musique. Leurs lamentations sont saisies crescendo par la caméra en une prise unique.

62' | France | format : vidéo projetée en DVD | direction : Filippo Bonini Baraldi

Les Maîtres du balafon : fêtes funéraires

Lame-mère, lame-homme, camarade-frappeur, masque-parleur, lame-naine et lame-pourvarier composent en partie le balafon, instrument emblématique des Sénoufo de Côted’Ivoire. Nahoua Silué, maître balafoniste, en dévoile le maniement et témoigne de la place du balafon dans les cérémonies funéraires.

80' | France | format : vidéo projetée en DVD | direction : Hugo Zemp

Tusalava

Len Lye : « Je m’imaginais être moi-même un aborigène australien faisant ce film de danse tribale animée ».

9' | Nouvelle-Zélande | format : N&B, silencieux | direction : Len Lye

Intreprid Shadows / Navajos film themselves

En 1966, les anthropologues John Adair et Sol Worth incitent des Indiens navajos de Pine Springs (Arizona) à poser leur propre regard sur leur culture en s’emparant d’une caméra. Sept films sont finalement réalisés, dont deux présentés dans ces rencontres.

Film complexe qui tente de réconcilier la notion occidentale de Dieu et la conception navajo des dieux. S’il n’est pas une étude approfondie de la culture navajo, il ouvre cependant de nombreuses perspectives sur un cinéma «indigène».

17' | Etats-Unis | format : 16 mm projeté en DVD, N&B, sil. | direction : Al Clah

Old Antelope Lake / Navajos film themselves

En 1966, les anthropologues John Adair et Sol Worth incitent des Indiens navajos de Pine Springs (Arizona) à poser leur propre regard sur leur culture en s’emparant d’une caméra. Sept films sont finalement réalisés, dont deux présentés dans ces rencontres.

Au lac de La vieille antilope, un jeune homme puise l’eau de sa lessive tandis que le bétail vient s’abreuver. Dans une grande simplicité de moyens, le film questionne la relation de l’homme à son milieu.

12' | Etats-Unis | format : 16 mm projeté en DVD, N&B, sil. | direction : Mike Anderson

Tabu

Sur l’île de Bora Bora, Matahi, un jeune Maori est amoureux de la belle Reri. Mais celle-ci est déclarée «tabou» par le grand prêtre Hitu, en vertu d’une coutume ancestrale. Nul ne doit s’approcher d’elle. Matahi se révolte contre cette fatalité et enlève Reri…

90' | Etats-Unis | format : 35 mm projeté en DVD,VOSTF | direction : Friedrich Wilhelm Murnau,

Description d’une île

Un groupe d’Allemands et d’Américains débarque dans une île des Nouvelles Hébrides, au coeur des mers du Sud. Leur projet : décrire intégralement l’île selon les disciplines du savoir occidental. Les certitudes se diluent bientôt au contact des Mélanisiens et le groupe s’interroge autant sur lui-même que sur les autres.

199' | RFA | allemand | format : 16 mm, VOSTF | direction : Rudolf Thome et Cynthia Beatt

Flaky et camarades - le cheval de fer

De 1978 à 1982, entre Lens, Sallaumines et Liévin, on prend le temps de s’asseoir avec les mineurs au bistro du coin, pour bavarder, boire un coup ou écouter un poème.

104' | France | format : 16 mm projeté en Béta SP | direction : Aaron Sievers

Ouvriers de Tamaris

Au nord de la ville d’Alès, dans un univers de gigantisme, de matière en fusion, de gestes méticuleux, de calculs de haute précision, d’ouvriers scrupuleux, se conçoit, se prépare, se coule, se façonne une pièce d’acier unique.

52' | France | format : DV Cam projeté en DVD | direction : Gilles Remillet

La Forge

Au coeur du XXe siècle, un habitant filme les forges et taillanderies du Rival, au Grand Hurtière dans la vallée de la Fure en Isère.
(date exacte du film non communiquée)

7' | France | format : 16 mm, N&B et couleur, silencieux | direction : Jean Valois

Pour mémoire (la Forge)

Une forge dans le Perche s’apprête à fermer. Dans la lignée de ses films-essais, le réalisateur fait de ce film un poème humaniste sur la fin du monde ouvrier et la perte de la transmission du savoir et propose une réflexion sur le sens du travail.

60' | France | format : 35 mm projeté en Beta SP | direction : Jean Daniel Pollet

Fabrika

Le film montre une journée de travail dans une fonderie où les hommes recyclent le métal et où les femmes sont employées à la briqueterie. Sans commentaire ni dialogue, ce film d’images fortes ne décrit pas des procédés de fabrication mais est davantage une oeuvre picturale et formelle.

30' | Russie | format : 35 mm projeté en Béta SP, VO | direction : Sergueï Loznitsa

Des bruits d’usine

Femmes, hommes, français, étrangers, tous ont contribué à l’histoire de la Viscose. Ils ont subi pour la plupart l’arrêt définitif de l’usine en 1989 et certains ne peuvent raconter la chute de la grande cheminée sans un trouble dans la voix.

46' | France | format : DV cam projeté en DVD | direction : Martine Arnaud-Goddet

Multiples de un

Réalisé avec les patients de l’hôpital dans le cadre des Ateliers Cinématographiques Film flamme.
Munis d’une caméra Bell Howel et d’un enregistreur Nagra, des patients de l’hôpital psychiatrique du Vallon à Martigues réalisent ce film qui permet d’entrer de plain-pied dans leur poésie brute et sans détour.

15' | France | format : 16 mm | direction : Ateliers Cinématographiques Film flamme

Oh! Uomo

Ce film témoigne des conséquences de la Première Guerre mondiale sur le corps des enfants et celui des soldats. Les réalisateurs font un catalogue du corps blessé : gueules cassées, débuts de la chirurgie esthétique, prothèses, mais ils décrivent aussi la famine et la détresse des enfants orphelins. De la déconstruction à la recomposition artificielle du corps humain, ils cherchent à comprendre cette humanité qui oublie et répète ces horreurs.
 

72' | Italie | italien | format : 35 mm projeté en Béta SP, coul. et N&B, muet | direction : Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi

La taranta

À l'époque des moissons, dans la campagne des Pouilles, les paysans qui travaillent pieds nus sont parfois piqués par la tarentule, une araignée non venimeuse mais dont la piqûre provoque une enflure douloureuse. Dans la croyance populaire, les victimes de la tarentule, les taranti, sont possédés par le Diable. Pour se libérer de la maladie, les taranti s'abandonnent à des mouvements convulsifs, évoquant ceux de l'araignée, sur une musique obsédante.
Grand Prix Marzocco d'Oro, Festival dei Popoli, Florence, 1962.Sélectionné aux Oscars de 1963.

20' | Italie | format : 35 mm N/B, opt. | direction : Gian Franco Mingozzi

Les maîtres fous

Le titre du film traduit le mot "Haouka" (maître du vent, maître de la folie) mais évoque en même temps la situation coloniale où les "maîtres" (les Européens) étaient perçus comme fous. Apparus vers 1927 dans les danses de possession songhai, ces génies très particuliers étaient inspirés directement par l'armée et les administrations française et britannique. Les travailleurs immigrés d'aujourd'hui résolvent par des crises de possession , violentes, mais maîtrisées, du culte des Haouka, leur adaptation au monde moderne.

29' | France | format : 16 mm coul. | direction : Jean Rouch

Voyage en iboga

Chez les pygmées du Gabon, le «bwiti» est une initiation de type chamanique ouverte aux étrangers. L’ingestion d’iboga, plante sacrée, est censée élargir la conscience. Mais ce film interroge surtout la validité des guérisons intervenant par l’entremise d’une autre culture et les conséquences inattendues que peut engendrer ce croisement de part et d’autre.

30' | France | format : Vidéo | direction : Art Orienté Objet,

Bienvenue à Bataville

Tomas Bata, l’homme qui voulait chausser l’humanité entière au siècle dernier, décide dans les années 1930 de créer, en Lorraine, une usine à chaussures, une cité idéale et un modèle de vie: Bataville.

90' | France | format : DVD | direction : François Caillat

J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau

Dans sa consultation d’ethnopsychanalyse à l’hôpital Avicenne de Bobigny, Marie-Rose Moro reçoit des familles migrantes. Ici, les patients peuvent s’exprimer sans se couper de leur culture. Ce service clinique d’exception a accepté pour la première fois d’être filmé. DVD à vendre sur www.abacaris-film.fr

53' | France | format : DVcam projeté en DVD | direction : Laurence Petit-Jouvet

Hôpital Commandante Dr Ordaz, La Havane

Tourné dans l’hôpital psychiatrique de la Havane – le plus grand du monde avec 2 500 patients – ce film montre la prise en charge des patients par l’institution, en particulier sous la forme d’ateliers participatifs. Il atteste également de l’intérêt naissant pour la psychanalyse à Cuba et, au-delà, pose la question des liens entre maladies mentales et régimes politiques.

55' | France | format : DVcam projeté en DVD | direction : Daniel Friedmann

Le Chamane, son neveu et le capitaine

Conseiller : Charles Macdonald
Sur l’île Palawan aux Philippines, une communauté vit isolée en forêt. Le chamane Medsinu exhorte les siens à rester solidaires et à ne pas succomber à la modernité. Mais Issad, le chef de famille, tombe malade et voudrait se faire opérer à la ville. Issad va-t-il braver l’interdit du chamane ? 

87' | France | format : DVcam projeté en DVD | direction : Pierre Boccanfuso

Titicut Follies

Ce film relate l’effroyable quotidien des détenus du pénitencier psychiatrique de Bridgewater (Massachusetts). Il fut censuré de 1967 à 1991. Sa projection n’était autorisée que pour des médecins ou des juristes.

84' | Etats-Unis | format : N&B,VOSTF | direction : Frederick Wiseman

Swing

Fan de jazz manouche et de Django Reinhardt, le jeune Max aimerait bien prendre des cours de guitare. Il décide d’aller jusqu’à la cité où vit une communauté de manouches sédentarisés pour rencontrer Miraldo, virtuose du swing, afin qu’il devienne son professeur particulier.

90' | France | format : 35 mm | direction : Tony Gatlif

Claude Lévi-Strauss - Auprès de l’Amazonie

En 1938, Claude Lévi-Strauss, jeune professeur de sociologie à l’université de Sao Paulo, entame une expédition sur les terres inexplorées des indiens Nambikwara au Brésil. Le film décrit son parcours et nous plonge au coeur de l’Amazonie actuelle, en compagnie des indiens Nambikwara. Certains d’entre eux se souviennent du passage de l’ethnologue, notamment Tito âgé de 13 ans à l’époque.

52' | Brésil | direction : Marcelo Fortaleza Flores

Sita sings the blues

Sita, déesse indienne et épouse dévouée, est répudiée par son mari, Rama. Nina, la réalisatrice, dresse un parallèle entre sa vie et celle de Sita quand son propre mari, installé en Inde, met fin à leur mariage par e-mail...

82' | Inde/Etats-Unis | direction : Nina Paley,

Intervenants

Gilles Rémillet

- Cinéaste anthropologue.

D’abord employé à la Mission du patrimoine ethnologique du Conseil général du Gard, il est aujourd’hui enseignant en ethnologie à l’université de Montpellier III. Il est membre de la formation de Recherches cinématographiques de l’université Paris X - Nanterre et du Centre d’études et de recherches comparatives en ethnologie du laboratoire d’anthropologie sociale de Montpellier III. Ouvriers de Tamaris est son premier film.

Cet ethnologue devenu réalisateur a une prédilection pour le documentaire. Il explore des thèmes de société telles les questions liées au travail, à la politique, à l’immigration et à la mémoire. Il a également réalisé des films ethnologiques, notamment au Brésil et dans le domaine de l’ethnomusicologie.

Yaël Epstein

- Chargée des recherches et du collectage musical, Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes

Ethnologue et chanteuse, elle entre au CMTRA en 2002 pour travailler sur la valorisation des musiques migrantes dans le quartier des Pentes de la Croix-Rousse et assurer ensuite la coordination du projet « Mémoires musicales de la Guillotière ».

nd