Rencontres Ethnologie et Cinéma

XVIIIe Rencontres autour du film ethnographique - Cinémas d’Asie de l’Est

Rencontres Ethnologie et Cinéma13-18 octobre 2014

XVIIIe Rencontres autour du film ethnographique - Cinémas d’Asie de l’Est

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Pour sa XVIIIe édition Ethnologie et Cinéma propose de poursuivre l’exploration du cinéma asiatique. Un ensemble de films sur le Japon, la Corée, la Chine et Taïwan sont proposés. Documentaires, reportages, fictions ou fictions-documentaires, documentaires de création, ils composent l’ensemble de cette programmation montrant quelques unes des formes cinématographiques de ces pays.

Les séances, comme chaque année, permettent de convier des intervenants issus autant des sciences humaines et sociales que de la réalisation cinématographique. Des échanges avec les publics permettent d’approfondir la compréhension des films, de confronter les points de vue et de favoriser un moment partagé.

Cette XVIII° édition, consacrée à plusieurs pays de l’Asie de l’Est, se déroulera du 13 au 18 octobre à Grenoble, tant à la MSH-Alpes (domaine universitaire) que dans différentes salles grenobloises (Salle Juliet Berto, Cinéma le Méliès).

Programme détaillé en PDF

Thématiques

Chine, Taïwan

Dans le cadre du cinquantenaire de la reprise des relations franco-chinoises, les Rencontres s’ouvrent avec un film évoquant la Chine des années 1940 et proposent en fermeture, clin d’œil à l’exposition du Musée Dauphinois, un film sur le recrutement des Chinois envoyés en France au début du XXe siècle, notamment dans les tranchées. Le cinéma documentaire taïwanais, encore peu connu en France, est abordé à partir de trois documentaires de réalisateurs taïwanais : l'un ethnographique, questionne l'identité et la place des populations aborigènes, tandis que les autres renvoient davantage au documentaire-fiction, genre qui occupe une large place dans le cinéma taïwanais.

Corée

Il y a les films de la Corée du Nord et les films de la Corée du sud avec un thème récurrent : passer la frontière entre le nord et le sud. Corée du Nord : Un cinéma souvent associé à des fins de propagande mais qui permet aussi de se rendre compte de ces réalités là. Une production cinématographique au service d'un régime qui met en valeur des personnes anonymes dans leur vie quotidienne et dont il faut suivre l'exemple. Corée du Sud : Adulés par la critique, récompensés dans des festivals, ces films ne passent pas inaperçus. Réputé pour être très violent, le cinéma sud coréen offre aussi une large palette de films poétiques et n'hésite pas à critiquer une société en pleine mutation et en quête d'identité.

Japon

Cette programmation sur le Japon propose des films consacrés au tsunami de 2011 et ses conséquences sur la zone côtière (Fukushima) et l’ensemble du pays, à travers les paroles des habitants eux-mêmes. Cette actualité est mise en perspective avec d’autres films (documentaires et fictions) qui ne manqueront pas de satisfaire les curiosités de cette société japonaise, dans des domaines aussi variés que la tradition geisha, le tatouage, la vie des jeunes d’aujourd’hui...

Films

Welcome to Fukushima

Entre octobre 2011 et août 2012, la vie des habitants de Minamisoma, une ville au bord de la zone d'exclusion, à 20 km de Fukushima. Pas assez contaminée pour être évacuée, elle est cependant trop proche de la centrale éventrée... Depuis deux ans les habitants s'interrogent sur le futur de leurs enfants et celui de leur ville au passé millénaire.

60' | Belgique | direction : Alain de Halleux

Arekara. La vie après

Cinq témoignages d’un événement apocalyptique et surréaliste. En février 2012, la réalisatrice s’est rendue à Ishinomaki, ville de pêcheurs située au nord de Tokyo, dévastée par le tsunami du 11 mars 2011.

17' | Japon | direction : Momoko Seto

San Mao, le petit vagabond

En Chine, fin des années 1940 : les mésaventures d'un jeune orphelin de Shanghai. San Mao (Trois cheveux) est un héros de BD aussi célèbre en Chine que Tintin chez nous. Un orphelin obligé de faire des tas de petits boulots.

74' | Chine | direction : Zhao Ming

Naluwan

Naluwan est un son souvent entendu dans les chants aborigènes de Taïwan. Trois chanteurs aborigènes nous invitent à découvrir leur musique, leur culture et à réfléchir sur leur place dans une société dominée majoritairement par les Han.

85' | France/Taïwan | direction : Jean-Robert Thomann

Je ne peux pas vivre sans toi

Pour gagner sa vie, un homme répare des bateaux au noir dans des conditions très dangereuses. Il voudrait inscrire sa fille à l’école, mais, lorsqu’elle est née, la maman, qui l’a quitté depuis longtemps, était mariée sans qu’il le sache, avec un autre homme, et il n’a donc aucun droit sur l’enfant. Menacé d’en perdre la garde lorsque l’administration apprend qu’il vit illégalement dans un vieil entrepôt abandonné, il risque le tout pour le tout pour tenter de conserver sa fille.

92' | Taïwan | direction : Léon Dai

Un été à Quchi

À la fin du semestre scolaire, Bao est envoyé à Quchi chez son grand-père veuf, car ses parents envisagent de divorcer. Déprimé et maussade, il va faire de belles rencontres et reconsidérer sa vision de l’existence

109' | Taïwan | direction : Tso Chi Chang

Han, le prix de la liberté

Fuir la Corée du Nord vers la liberté. Ceux qui le tentent partent pour un voyage de tous les dangers à travers la Chine et le Sud-Est asiatique, un périple de 10 000 kilomètres pour rejoindre le pays frère, la Corée du Sud. Entre Pyongyang au Nord et Séoul au Sud, se dresse une frontière infranchissable, la plus surveillée au monde. C'est une immense balafre qui coupe en deux la péninsule coréenne.

[Prix Albert Londres]

52' | France | direction : Alexandre Dereims

Journal d’une jeune nord-Coréenne

De nos jours, une jeune fille se révolte contre son père, trop absent et trop accaparé par un mystérieux travail. Exaspérée par les brimades que lui infligent ses camarades de classe dont les parents obtiennent des doctorats et des  appartements neufs pour la gloire du pays, elle décide d’abandonner ses études et de découvrir la vérité sur son père.

94' | Corée du Nord | direction : Jang In-hak

Printemps, été, automne, hiver… et printemps

Au gré des saisons, dans un temple bouddhiste, un maître zen observe l'évolution de son disciple face à la découverte
de la vie : l'enfance et son lot d'ambiguïtés sombres, la première relation sexuelle avec une demoiselle, la nature, la destruction de soi et d'autrui et le monde profane. "Ce que tente d'évoquer le cinéaste n'est pas tant le déroulement d'une existence que son poids". (Y. Lemarié)

[Primé à Locarno]

103' | Corée du Sud | direction : Kim Ki-Duk

Hashima mon amour

Au large de Nagasaki, Hashima, île désaffectée, était une importante exploitation minière jusqu'au jour où sa population en fut brutalement expulsée en 1974. Le cinéaste collecte des archives sur cette vie révolue. Il arpente ces ruines comme il arpente sa mémoire à la recherche d'une image manquante.

38' | France | direction : Aurélien Vernhes-Lermuriaux

Village modèle

Voyage par procuration dans un village de propagande nord-coréen : l’artifice du dispositif répond à la mascarade politique.

10' | France / Corée du Sud | direction : Hayoun Kwon

Komorebitachi

Tandis qu'un bûcheron coupe un arbre en lui demandant pardon, des villageois en plantent un autre pour rétablir l’équilibre des choses (pratique influencée par le shintoïsme).

15' | Suisse / Japon | direction : Sophie Perrier et Masanori Omori

A choice maybe not

De la difficulté de faire des choix dans une société s’ouvrant à la consommation.

7' | Chine | direction : Wu Man

Promesse

Nouvel an 2010. Il neige en région parisienne. Cela fait neuf ans qu'elle n'a pas revu son fils, mais elle ne perd pas espoir : " Un jour mon fils me rejoindra ici, sur cette terre promise. Oui il viendra."

13' | France | direction : Jero Yun

Tokyo freeters

Au Japon on les appelle les "freeters". Ils sont environ 4 millions. Jeunes, parfois diplômés, ils vivent d'emplois précaires et sont souvent victimes de la conjoncture économique et des conditions de travail imposées par les employeurs.  Certains développent un mode de vie particulier, une contre-culture à la japonaise. Ce documentaire approche aussi ces jeunes Japonais qui refusent la société de consommation, la soumission de leurs parents, et le travail comme seul objectif de vie.

47' | France | direction : Marc Petitjean

La voie de l'encre

La voie de l’encre lève le voile sur l’un des secrets les mieux gardés de l’artisanat japonais : le tatouage traditionnel ou irezumi. À travers le quotidien d’une des dernières familles de tatoueurs et une galerie de personnages, le film est une plongée dans l’univers troublant de ce fils illégitime de l’estampe.

70' | France | direction : Pamela Valente et Pascal Bagot

Genpin

Une maternité au cœur de la forêt près d'Okazaki au Japon. Les femmes viennent là de tout le pays loin du tumulte et de la tension des villes modernes. Le Docteur Yoshimura âgé de 78 ans y pratique un accompagnement naturel à  l'accouchement depuis des décennies. Autour de la question de la vie, se dessine un portrait en creux de la condition des femmes japonaises d'aujourd'hui.

92' | Japon | direction : Naomi Kawase

Un Chinois dans les tranchées de verdun

Pour pallier le manque de bras dû à la guerre, les autorités françaises ont fait venir, à partir de 1916, 150 000 Chinois sur le territoire national. Leurs missions : travailler dans les usines ou les fermes, creuser les tranchées, transporter le ravitaillement, inhumer les cadavres. Un certain nombre de ces travailleurs immigrés se sont installés en France, fondant des familles et contribuant à la vie de notre pays depuis plus de quatre-vingts ans.

52' | France | direction : Henri-Paul Korchia et Emmanuel Pham-Nhu

Geisha, le crépuscule des fleurs

Véritable immersion dans le monde singulier et fermé des geishas ainsi que le témoignage d'une culture traditionelle qui est en train de disparaître. Ce film offre une réflexion sur le rapport homme-femme au Japon et plus largement, dans notre société.

50' | Suisse | direction : Romain Guélat

Intervenants

Claude Gilbert

- Directeur de recherche émérite, CNRS (PACTE/ MSH-Alpes)

Spécialiste des risques et crises collectifs.

Yu-Cheng Feng

- maître de conférence, Université Stendhal

Responsable pédagogique de l’enseignement du chinois, elle enseigne la langue, l’histoire et la littérature chinoises.

Wafa Ghermani

- Doctorante

Elle prépare une thèse sur l’histoire du cinéma taïwanais. Elle est également programmatrice pour le Festival des
Cinémas d’Asie de Vesoul et le Five Flavours Films Festival de Varsovie.

Myoung-jin.cho

- Inalco / INHA

Elle est enseignante à l’Inalco et chercheure à l'INHA (Institut National d'Histoire de l'Art), elle est aussi programmatrice pour le Festival de l'histoire de l'art.

Aurélien Vernhes-Lermusiaux aime interroger les empreintes laissées par l’Histoire. Jouant perpétuellement entre les frontières du visible et de l’invisible, ses films interrogent des questions de "mémoire" et la notion de "trace

Sophie Perrier étudie à la Haute Ecole d'Art et de Design de Genève. Son film Komorebitachi a été réalisé dans le cadre des ateliers de Naomi Kawase.

David-Antoine Malinas

- Maître de conférences, Université Paris-Diderot

Son travail de chercheur porte sur le renouveau des inégalités et la société civile militante au Japon.

Kumi Gremillard est traductrice de textes littéraires et d’artistes japonais ; elle intervient comme formatrice en japonais à la CCI et à GEM (Grenoble Ecole Management).

Emmanuel Pham-Nhu a réalisé plusieurs documentaires (sur la Chine, l’Inde et l’Amazonie) ; de 1996 à 2011 il a été reporter-cameraman pour RTL Allemagne pour les grands reportages de guerre.

Anne-Marie Granet-Abisset

- Professeure d'histoire contemporaine ; chercheure, UPMF ; Larha

Elle s'intéresse à la notion de "témoin" et de "témoignage" à l'écran, dans la manière dont ils contribuent à écrire l’histoire des sociétés.

Noriko Thouvenin est originaire de Kyoto, elle anime des ateliers d’encadrement et d'origami dans les musées et pour l'association francojaponaise de l'Isère dont elle était présidente.

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